Tuesday, December 9, 2008

Francis Cabrel - La Corrida


Depuis le temps que je patiente dans cette chambre noire,
J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante au bout du couloir,
Quelqu'un a touché le verrou et j'ai plongé vers le grand jour,
J'ai vu les fanfares, les barrières et les gens autour,
Dans les premiers moments j'ai cru qu'il fallait seulement se défendre,
Mais cette place est sans issue,
Je commence à comprendre,
Ils ont refermé derrière moi,
Ils ont eu peur que je recule,
Je vais bien finir par l'avoir cette danseuse ridicule,
Est-ce que ce monde est sérieux?
Andalousie je me souviens,
Les prairies bordées de cactus,
Je ne vais pas trembler devant,
Ce pantin,
Ce minus,
Je vais l'attraper,
Lui et son chapeau,
Les faire tourner comme un soleil,
Ce soir la femme du torero dormira sur ses deux oreilles,
Est-ce que ce monde est sérieux?
J'en ai poursuivi que des fantômes,
Presque touché leurs ballerines,
Ils ont frappé fort dans mon cou,
Pour que je m'incline,
Ils sortent d'où ces acrobates,
Avec leurs costumes de papier?
J'ai jamais appris à me battre contres des poupées,
Sentir le sable sous ma tête,
C'est fou comme ça peut faire du bien,
J'ai prié pour que tout s'arrête,
Andalousie je me souviens,
Je les entends rire comme je râle,
Je les vois danser comme je succombe,
Je ne pensais pas qu'on puisse autant,
S'amuser autour d'une tombe,
Est-ce que ce monde est sérieux?
Est-ce que ce monde est sérieux?
Si,
Si hombre,
Hombre,
Baila,
Baila,
Hay que bailar de nuevo,
Y mataremos otros,
Otras vidas,
Otros toros,
Y mataremos otros
Venga,
Venga,
Venga,
Venga a bailar.

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